La conception d'un site web
Christian Ducharme
(Texte écrit en mai 2000 - mis à jour en mars 2004)
Cette formation web a comme principal objectif de donner
les bases de la conception de pages web afin que vous puissiez vous impliquer
dans la création ou la mise à jour d'un site web en bibliothèque.
Les ateliers sont aussi l'occasion de manipuler un logiciel de conception de
pages web et de s'initier au langage html.
En petit groupe de deux ou trois personnes, vous devez
concevoir un site web d'une bibliothèque comprenant au moins quatre pages
dont une page d'accueil, une page de présentation générale,
une page décrivant un service particulier et une page de liens extérieurs.
2. L'environnement web
Le world wide web (www) ou tout simplement le web est certainement
un des services les plus intéressants du réseau Internet. Il permet
de publier facilement des contenus relativement riches et organisés.
Un minimum de technique
Le web est régi par le protocole http (HyperText
Transfert Protocole) qui s'appuie sur le protocole TCP/IP, base du réseau
Internet. Il s'agit d'un service entièrement client/serveur, c'est-à-dire
qu'un ordinateur (le serveur) envoie les informations qu'un autre ordinateur
(le client) a demandées.
Attention, les mots client et serveur s'appliquent aussi
au logiciel. Sur l'ordinateur dit client tourne un logiciel appelé navigateur
(client web) et sur l'ordinateur dit serveur tourne un logiciel serveur web
(serveur http), et tous les deux sont reliés à Internet. Les navigateurs
les plus connus sont Netscape navigator, Microsoft Internet explorer, Opéra
et Amaya. Les serveurs web les plus connus sont Apache, Netscape Server et Internet
Information Server (Microsoft). En transposant dans le monde de l'édition,
les serveurs sont les lieux de publication et les navigateurs sont les lecteurs.
Les ordinateurs sont identifiés sur le réseau
Internet par une adresse IP (série de quatre nombre de 0 à 255),
exemple d'adresse : 251.122.95.23. Heureusement, ces adresses ont des pseudonymes
en toutes lettres. Ainsi, www.cd-script.fr représente l'adresse 213.11.110.108,
ce qui est plus facile à retenir.
Une page, un fichier, une URL (une cote dirait Dominique Lahary)
Chaque page a son adresse propre et peut donc faire l'objet
d'une requête (être demandée par un navigateur). L'adresse
complète d'une page que l'on nomme l'URL (Uniform Resource Locator),
comprend trois parties :
| |
Protocole |
|
Adresse du serveur
|
|
Localisation du fichier |
|
| |
http:// |
|
www.enssib.fr
|
|
/pub/page.html |
|
La conception d'une page web s'appuie sur une norme appelée
HTML (HyperText Mark-up Language). HTML est un langage de description de pages
qui, comme son nom l'indique, utilise des balises pour structurer le texte.
Ainsi, les titres et sous-titres s'insèreront entre les balises <H?>
et </H?> et le contenu d'un paragraphe dans une balise <P>...</P>.
La connaissance de ce langage n'est pas obligatoire pour concevoir des sites
simples. Mais elle devient vite nécessaire, lorsque l'on veut créer
des sites élaborés.
3. Les outils à connaître
La création de page web se fait à l'aide
d'un éditeur html. Ces logiciels sont pour la plupart de type visuel
(wysiwig), c'est-à-dire que vous voyez d'amblée le résultat
final au fur et à mesure que vous positionnez les objets textes ou images
sur la page. Ces logiciels sont guère plus difficiles à utiliser
que les traitements de texte actuels. A noter le nom d'un bon éditeur
non visuel, NetEdit.
Ce logiciel gratuit s'avère un très bon outil pour
apprendre le langage html.
Il peut être très utile de savoir manipuler
un client FTP (File Transfert Protocole). Ce dernier permet de transférer
des pages web sur un serveur distant. Cette fonction est parfois implantée
dans les éditeurs html. Il existe un bon logiciel gratuit : FileZilla (pour plus d'information,
vous pouvez consulter Sourceforge.net.
Il faut aussi connaître un logiciel de conception
graphique pour créer, modifier ou adapter une image à son site
web. Ces logiciels demandent un certain temps d'apprentissage. Il est recommandé
de lire le manuel ou un bon livre sur le logiciel que vous avez choisi d'utiliser.
De tous ces logiciels, Paint Shop Pro semble avoir conquis le marché
grand public. Il s'agit d'un produit intéressant à prix abordable
(990 F.). Pour en citer d'autres, FireWorks de Macromédia et, évidemment,
Photoshop d'Adobe. Ce dernier est réservé aux professionnels du
graphisme. Gimp, qui est aussi un logiciel gratuit,
peut s'avérer un outil intéressant.
Une dernière fonction à ne pas négliger
est la vérification des liens. Tous les liens doivent faire l'objet d'une
vérification en local puis sur le serveur. Attention, un site peut très
bien marcher en local et connaître des difficultés une fois installé
sur le serveur. Le problème est souvent dans l'orthographe des noms de
fichiers (ainsi que des liens). Par mesure de prudence, utilisez des noms de
fichiers de moins de 15 caractères (limite du système Unix) et
adoptez une rigueur pour les majuscules et les minuscules (exemple : tout en
minuscule). Certains éditeurs proposent la vérification des liens.
Vous pouvez aussi télécharger le logiciel gratuit, appelé
CheckWeb, offert par Philippe Duby.
4. L'organisation d'un site
Un site web est un ensemble cohérent de pages
constituant une présentation sur un sujet ou sur un organisme. Les pages
sont reliées entre elles par des liens hypertextes. Et, quoiqu'il soit
possible d'établir des liens dans tous les sens, il est fortement recommandé
de structurer l'information de façon hiérarchique.
La possibilité de créer des liens hypertextes
- afin de passer d'un élément d'information (objet) à un
autre - est certainement une des caractéristiques intéressantes
du web. Il existe trois types de liens :
Les liens dans une même page : on relie deux
éléments situés dans la même page. Le point de
départ est l'appel de lien (un mot, du texte, une image) et le point
d'arrivée est le point d'ancrage (l'ancre).
Les liens internes : on relie un élément
d'une page à une autre page (du même site). Le point d'arrivée
peut alors être une page (nom de fichier) ou un endroit précis
dans une page (nom de fichier suivi du nom de l'ancre).
Les liens externes : on relie un élément
d'une page à une autre page située sur un autre site web. Il
s'agit donc d'un lien vers une page distante. Il faut définir dans
l'appel du lien l'adresse complète de la page (URL), éventuellement
suivi de l'ancre.
Quelques conseils
Créer un site web c'est publier de l'information officielle
sur sa bibliothèque. C'est aussi offrir un nouveau service aux usagers.
Il faut donc penser et organiser le contenu de façon à répondre
aux besoins des usagers, tout en gardant à l'esprit la tâche que
peut représenter la maintenance des pages que vous allez publier. Un
site web qui n'est pas mis à jour ne sera pas consulté.
- Prenez le temps d'organiser le contenu sur du papier
; d'établir une sorte de diagramme du site.
- Ne soyez pas trop ambitieux : les sites simples à
contenu vivant sont les plus appréciés.
- Mettez en valeur les particularités de votre
bibliothèque.
- Agrémentez vos pages de quelques illustrations.
- Consultez les sites d'autres bibliothèques,
de vos partenaires.
5. La création de pages
Une page html peut contenir du texte, des images, des tableaux,
du son, des animations et, de façon récursive, d'autres pages
html ! Tous les éléments d'une page possèdent des propriétés
: taille, couleur, etc. Et, tout élément d'une page peut servir
d'appel de lien. Commençons par définir les propriétés
de la page elle-même.
Les propriétés d'une page
La première propriété d'une page est
son titre (souvent appelé méta-titre puisqu'il n'est pas visible
sur la page). En consultation, ce titre s'affiche dans la barre supérieure
de la fenêtre Windows. Puis, on peut définir des valeurs pour les
propriétés suivantes : image d'arrière-plan, couleur d'arrière-plan,
couleur du texte, couleur des liens, des liens visités, des liens actifs.
On peut aussi insérer des méta-données tels que les mots-clés
et la description.
Le texte
On peut saisir plusieurs niveaux de titres (représentant
des têtes de section). Quoiqu'il soit possible de déclarer six
niveaux hiérarchiques, dans la pratique seuls trois niveaux sont utiliser.
On constitue des paragraphes dont le texte peut être indenté, centré
ou justifié. On a la possibilité de créer des listes :
simples, numérotés ou de définitions. On peut attribuer
des propriétés au texte : de style, de taille et de couleur.
Voici un exemple de texte avec diverses propriétés
de style.
Un titre en rouge (niveau 1)
|
Un sous-titre en vert (niveau 3) |
| Un texte normal (noir) |
| Un texte en gras |
Un texte indenté
|
| Un texte souligné |
|
Un texte aligné à droite
|
|
Un texte centré
|
| Un texte sur fond gris |
|
Les images
Mentionnons tout d'abord que les images doivent appartenir
à un des formats suivants : gif ou jpg. Le format gif, pour des raisons
de conflits de droit d'auteur, sera bientôt remplacé par le format
png. Pour ne pas éterniser les temps de chargement de vos pages, il faut
porter une attention particulière au poids des images. Ce qui implique
de limiter le nombre d'images ou leur taille.
Une règle dans le métier annonce qu'une
image ne doit pas dépasser 50 ko. Les bons logiciels graphiques optimisent
le poids des images pour la consultation sur le web. Les images ont aussi des
propriétés : positionnement dans la page (gauche, droite, centrée),
alignement du texte (haut, bas, milieu, etc.), bordure (0 pour aucune bordure)
et taille (on peut facilement modifier leur taille).
Par exemple, voici une image transparente dans un cadre de
fond gris avec une bordure noire.
Les tableaux
Les tableaux ou les tables (en anglais) sont utiles pour présenter
des données textes ou numériques. On peut insérer un tableau
avec un en-tête, le nombre défini de lignes et de colonnes, avec
ou sans bordure. Voici un tableau centré de trois lignes et de trois
colonnes avec une bordure à 1, avec un titre de couleur orange.
Titre du tableau
|
Un
|
1
|
4
|
|
Deux
|
2
|
5
|
|
Trois
|
3
|
6
|
Mais les concepteurs web utilisent fréquemment les tableaux
pour réaliser des mises en pages élaborées. Le tableau
ci-dessous n'est utilisé qu'à des fins de mise en pages.
|
|
| |
Sous-titre long ou paragraphe
qui donne des explications générales sur les rubriques que
l'on retrouve ci-dessous
|
|
| |
|
Premier
Texte de la première colonne ... Texte de la première
colonne... Texte...
|
Deuxième
Texte de la deuxième colonne...Texte de la deuxième
colonne...Texte de la deuxième colonne...
|
Troisième
Texte de la deuxième colonne...Texte de la deuxième
colonne...Texte de la deuxième colonne...
|
|
|
Dans l'illustration ci-dessus, il y a trois tableaux : un premier
de trois lignes et trois colonnes qui contient les deux autres, un deuxième
avec une bordure qui contient le titre et un troisième qui contient les
trois rubriques.
Les cadres
Les cadres nous permettent de diviser un écran
en plusieurs parties. Une page peut contenir plusieurs cadres. Chaque cadre
fait référence à une page web. On utilise souvent les cadres
pour rendre l'affichage d'un menu toujours visible à l'écran.
Par exemple, un menu peut être placé dans
la partie de droite de l'écran et un clic de la souris sur le titre d'une
rubrique lance le chargement d'une page web dans la partie gauche. On peut alors
passer d'une rubrique à une autre sans revenir constamment à une
page d'accueil.
|
Accueil
Mission de l'organisme
Nos services
Nos liens
|
Bienvenue sur le site de
l'organisme
|
Chaque cadre possède deux propriétés très
importantes : le nom de la page qui s'affiche par défaut (lien) et le
nom du cadre lui-même (la cible). Le nom du cadre sera utilisé
par les liens d'appel pour indiquer dans quel partie de l'écran doit
s'afficher la page liée. Pour revenir à un affichage dans une
fenêtre complète (qui occupe complètement l'écran),
il faut mettre la valeur "_top" pour la propriété cible
de l'appel du lien.
6. Les feuilles de styles
Le principe de base du langage HTML est de décrire
la structure logique du document, c'est-à-dire son organisation intellectuelle
(titre, sous-titre, chapitre, paragraphe, etc.). Les éléments
appartenant à la forme physique du document : type de caractère,
couleur, bordures deviennent secondaires.
Au début du web, les pages étaient sobres
et leur appenrence visuelle plutôt fade. Rapidement, la demande pour l'amélioration
de la présentation graphique se fit sentir. Les deux principales sociétés
impliquées dans le développement de navigateur ont ajouté
des fonctions pour rendre les pages web plus attrayantes. Le problème
c'est qu'un écart de plus en plus grand se creuse entre les deux tenants
du marché. Et, il devient de plus en plus difficile de concevoir des
pages pouvant convenir aux deux navigateurs. Pour cette raison, le W3C,
qui gère les spécifications du web, suggère de séparer
les aspects logiques et physiques des pages web. Et c'est ainsi que les feuilles
de style sont apparues.
Les feuilles de style
Le W3C recommande de décrire les éléments
de mise en forme à l'aide des feuilles de style. Le concepteur de pages
web dispose de plusieurs méthodes pour définir une règle
de style. Les méthodes font appel soit aux balises <STYLE> et </STYLE>
ou à l'attribut "style". Attention de ne pas confondre les
deux : dans le premier cas, on définit une règle de style dans
l'entête et on l'applique ensuite dans la page et, dans le deuxième
cas, on définit un style localement en plaçant l'attribut "style"
à l'intérieur d'une balise.
Définition d'une règle de style qui s'applique
à une balise en particulier :
<STYLE type="text/css">
H1 {font-family:Arial; color:red}
H3 {font-family:Arial; color:orange}
</STYLE>
Dans le corps de la page, le texte entre les balises <H1>
et </H1> apparaîtra en Arial et en rouge et le texte entre les
balises <H3> et </H3> apparaîtra en Arial et en orange.
<STYLE type="text/css">
.actu {background-color: gray; text-align: justify}
</STYLE>
Dans cet exemple, on déclare une règle
de style, appelée "actu", que l'on peut ensuite utiliser
dans le corps de la page en y faisant référence de la façon
suivant :
<P class="actu">Ce texte apparaître sur fond gris et
sera justifié</P>.
<P style="font-family: sans-serif; color: green">Ce texte s'affichera
avec une police de caractère sans-serif et sera en vert</P>
Vous remarquerez que, dans les deux cas, la syntaxe et les
possibilités de style sont les mêmes. La règles de style
sont entre accolades ou entre guillements ; sont séparées par
des points-virgules et comprennent une propriété suivie d'une
valeur. Voici les principales propriétés impliquées dans
les feuilles de style.
| font-family |
police de caractère |
| color |
couleur du texte |
| background-color |
couleur de fond |
| text-decoration |
soulignement, italique, clignotement |
| text-align |
alignement du texte |
| font-size |
taille de la police |
| text-indent |
retrait du texte |
Les calques
Les spécifications du W3C sur les feuilles de
style comprennent la possibilité de créer des blocs, appelés
calques, dont la position dans la page peut varier. On peut faire le rapprochement
avec les livres aux pages transparentes que l'on peut superposées les
unes après les autres. Dans une page web, on peut définir autant
de calques que l'on veut et les faire apparaître et disparaître
à volonté.
Les balises <DIV> et </DIV> servent généralement
à définir les calques. Mais on peut aussi utiliser les balises
<SPAN> et </SPAN>.
On utilise l'attribut "style" pour définir
les propriétés des calques. Voici les principales propriétés
:
|
Propriété
|
Valeur
|
| position |
static, absolute, relative |
| left et top |
coordonnées du coin supérieur gauche |
| width et height |
taille (largeur et hauteur du calque) |
| z-index |
ordre de superposition |
| visibility |
visibilité : visible ou hidden |
| layer-background-color |
couleur d'arrière-plan |
Voici un exemple d'utilisation des calques :
bonjour !
7. La conception d'un site
Depuis la version 4 de HTML, le W3C nous incite à
séparer les éléments servant à la structuration
du contenu de ceux décrivant sa présentation (règles de style).
L'utilisation de certaines balises sont maintenant déconseillées, par exemple <Font> pour
la police de caractère.
Il faut dès le début de la conception, penser aux styles qui vont servir à la élaboration du site.
Les éléments de présentation d'un organisme sont
habituellement concentrés dans un document appelé charte graphique.
Il faut s'en inspirer pour élaborer les feuilles de style du site web.
En règle générale, on regroupe souvent
dans un seul fichier tous les styles servant à présenter le contenu
d'un site. Le fichier, dont l'extension est .css, est placé à
la racine du site et un lien est créé depuis chaque page web vers
le fichier css.
Par exemple, cette ligne insérée dans l'en-tête
d'une page
<LINK REL=STYLESHEET HREF="messtyles.css"
TYPE="text/css">
indique que les styles de la page sont décrits
dans le fichier "messtyles.css".
Structure et navigation
Les deux points importants de la conception d'un site restent la structuration
du contenu et les éléments de navigation.
Un site web ressemble à plusieurs niveaux à un livre. La table des matières, les chapitres,
les sections peuvent être réprésentés par le menu, les pages et les ancres. Ainsi, il est
intéressant d'utiliser les balises Head pour représenter la hiérarchie d'un site. Par exemple, H1 pour le titre du site,
H2 pour les titres des pages liées (chapitres) et H3 pour les sections d'une page.
Un site comprend aussi des éléments qui permettent à l'utilisateur de naviger à l'intérieur du contenu.
Le menu à gauche ou la barre de nagigation dans le haut de l'écran sont fréquemment
utilisés. Mais qu'importe le moyen que vous mettez en place, soyez simple et cohérent.
Diverses techniques peuvent être utilisées : les cadres, les tableaux, avec les valeurs spécifiées en
absolue ou en relatif.
8. Les pages dynamiques
Traditionnellement, les pages web sont statiques. Les
changements sont initiés par un clic sur un lien qui renvoie à
une autre section de la page ou à une autre page (locale ou distante).
Mais cela n'est pas très interactif. L'exemple des calques (bonjour)
nous donne un avant goût de ce que peut signifier l'expression pages dynamiques.
Les concepteurs de pages web ont besoin d'éléments mobiles dans
une page soit pour maintenir l'attention de la personne qui consulte, soit pour
adapter l'information à différents besoins. Puis, l'interactivité
devient nécessaire lorque l'information se trouve non pas dans des pages
web mais dans une base de données.
Aussitôt que l'on parle de pages dynamiques, on
aborde le domaine de la programmation, même si certains logiciels de conception
de pages web permettent d'intégrer de l'interactivité sans écrire
une seule ligne de programmation. Mais dans ces cas, les programmes sont générés
automatiquement par le logiciel... Il y a deux types de programme : ceux qui
s'exécutent du côté client (le programme est dans la page
web) et ceux qui s'exécutent du côté serveur (le programme
est stocké sur le serveur).
Le langage côté client : Javascript
Le langage de programmation le plus utilisé pour créer
des pages dynamiques au niveau du client est Javascript. D'ailleurs, l'animation
des calques (bonjour) a nécessité quelques lignes de ce langage.
Quoique simple, ce langage requiert de réels compétences en programmation.
Mais, avec quelques notions de base, on peut réussir à créer
certains effets qui peuvent rendre une page plus attractive. Les instructions
Javascript sont placées entre les balises <SCRIPT> et </SCRIPT>
dans l'entête de la page.
Les langages côté serveur
Il y a plusieurs langages de programmation qui permettent créer
des pages dynamiques au niveau du serveur. Ces programmes sont souvent appelées
script CGI (Common Gateway Interface). Ils sont généralement utilisés
pour interroger une base de données. Le programme génère
une page web en fonction de paramètres qui ont été envoyés
par le navigateur (client) : la page est donc entièrement créée
en dynamique.
Les serveurs web exploitent un des trois langages suivants
: Perl, PHP et ASP. Jusqu'à récemment, Perl était le langage
le plus utilisé pour l'écriture de CGI. Il est puissant et s'applique
à toutes les plateformes. Les langages PHP, surtout utilisé avec
le système d'exploitation Linux et, ASP, utilisé avec le système
NT, gagnent du terrain dans leur plateforme respective.
Les sources consultés
HTML et création de sites internet
Charton, Eric et Pavie, Olivier. Créer un site internet. (Solutions.net).
Paris : CampusPress, 2000. 450 pages.
Ouvrage complet sur la création d'un site internet : du choix des
outils au référencement de votre site.
Dreyfus, Michel. Le dico référence HTML 4. Paris : Campus
Press, 2e trimestre 2000. 264 pages.
Plus qu'un dictionnaire, une véritable source de référence
avec un glossaire, des conseils d'utilisation des balises et des explications
sur les feuilles de style.
Buyens, Jim. Le web malin : secrets d'expert pour réussir vos pages
web. Les Ulis : Microsoft Press, 1998. 376 pages.
Malgré un penchant pour Microsoft, cet ouvrage donne un aperçu
du métier de webmestre et livre plusieurs astuces intéressantes.
Javascript
Baier, Martin. Javascript : bien débuter. (Compétence
micro, no 13). Fontainebleau : KnowWare, mars 2000. 79 pages.
Ce petit fascicule est une bonne initiation à Javascript. Toutes les
notions de base sont bien expliquées et illustrées d'exemples.
Moncur, Michael. Javascript 1.3 : de l'initiation à la maîtrise.
(Le tout en poche). Paris : CampusPress, 1999. 400 pages.
Ce livre de poche de 400 pages constitue un ouvrage complet sur Javascript
: notions de programmation, caractéristiques de Javascript et exemples
variés.
Pages dynamiques
Herellier, Jean-Marc et Mérigod, Philippe. Pages web dynamiques avec
ASP - PHP - SQL. Paris : CampusPress, 1999. 326 pages.
Excellente introduction aux pages web dynamiques. Il permet de comprendre
toutes les notions de base et d'effectuer un choix sur le type de langage
à utiliser pour vos pages dynamiques ou vos bases de données.
|